28/06/2017

ForEver


11 flèches (composite peint) et 400 cœurs (bois peint)

L'Art dans les Jardins, ville de Metz et centre Pompidou Metz 

 

Dans ForEver il y a l’éternité. On aimerait que les choses durent toujours.
 Pour les 150 ans du Jardin Botanique 




En partant de l’idée que les hêtres les cœurs et les flèches ont un point commun, on les trouve simultanément réunis sur les écorces des arbres,  une mise en scène se développe autour du grand tronc mort.

Les flèches de l’amour ne transpercent pas ici un cœur mais directement le corps immense. 
Dans les flèches traversant l’arbre on peut trouver une résonance avec les représentations du martyre de Saint Sébastien, image élevée au rang d’icône.
Les cœurs virevoltants autour renforcent le côté narratif et dessiné de l’œuvre.  Ils opposent leur petite taille et leur couleur vive à l’échelle formidable des arbres.  Ils nappent l’espace d’une une brume colorée et mouvante. 



17/06/2017

19/12/2016

Onde

Festival GENEVA-LUX
30 cordes blanches, leds, programmation





video



Sur la promenade de la Treille, préservée des bruits de circulation, dédiée aux piétons et aux jeux des enfants, la ville est à échelle humaine.
L’œuvre s’inscrit dans la symétrie de l’allée à l’atmosphère pleine de poésie, dans la perspective des marronniers, dessinant des courbes qui semblent flotter en l’air comme immobilisées dans l’espace. Une succession d’arcs blancs dont la tension varie régulièrement produit une géométrie changeant selon le point de vue.
Dans la nuit bleutée, un éclat de lumière glissant de courbe en courbe crée le mouvement perpétuel d’une vague. Lorsque l’on aborde l’allée on voit un mouvement lumineux ondulatoire qui s’éloigne puis revient sans cesse.

Visible du 2 décembre au 15 janvier pendant 5 ans. http://www.ville-ge.ch/genevaluxfestival/

10/08/2016

Village

Village
LandArt Festiwal #6 /  Stary Bubel, Pologne
branches de charme peintes.

Dix grandes branches figurant des arbres sont positionnées dans le paysage. Au dessin de chacune, viennent s’ajouter les formes archétypales de maisons fabriquées avec des morceaux des mêmes branches. L’œuvre répond à la thématique du festival qui est cette année «Dom», la maison.





 

Il neige


In Situ 2016 a confié à Marie-Hélène Richard l'Hôtel Flottes de Sébazan à Pézenas
Commissariat: Marie-Caroline Allaire-Matte / Association Le passe-Muraille
Entretien par Marie-Caroline Allaire-Matte avec la collaboration de Rachele Ceccarelli
Série Rosæ plasticæ, sacs plastiques, fil de fer, tresse de pêche
 
MC. AM : Pour l’essentiel de votre travail, vous avez décidé de sortir du white cube de la galerie pour vous dédier exclusivement à la création d'installations in situ. Vos projets sont conçus pour établir une relation mutuelle avec l'environnement naturel ou historique. Pouvez-vous nous parler ce choix qui peut sembler radical au regard des positionnements artistiques actuels?
MH. R : J’ai réalisé mes premières installations simultanément dans une forêt proche de Paris et dans le Palais des études des beaux-arts, deux contextes très différents voire opposés. Toutes sortes de paysages m’intéressent. A chaque fois j’y cherche le dialogue, la confrontation, j’y attrape ce qui me semble essentiel et remets en question le lieu pour y apporter mon grain de sel. Dans les années 2000, je suis définitivement sortie de l’atelier pour pratiquer un art éphémère. On a toujours cherché à faire durer les œuvres au delà des siècles, prendre le contre-pied c’est pour moi rendre compte de la dimension éphémère de la vie. Mon travail prend en compte la durée mais aussi une échelle physique, notre corps vertical mesurant entre 150 et 200 cm ! Lorsque je pense une œuvre, je pense « être » et « autour ». Ce n’est plus le spectateur qui tourne autour de la pièce mais la pièce qui environne le spectateur. Je pourrais aussi développer cette notion d’environnement qui est plutôt « le milieu auquel nous appartenons et que nous façonnons à notre image ». La base de mon travail repose sur le rapport à la nature, le monde du sentiment, de l’harmonie initiés par le romantisme allemand





















MC. AM : Vous avez choisi d’investir les trois espaces de cet hôtel particulier: la cour, la salle et le jardin. Comment vous êtes vous déterminée pour prendre cette décision ?
MH. R : En visitant le lieu, je me suis attachée à chacun des espaces que l’on pourrait définir comme constitutifs d’un site fermé, assez complexe, où se succèdent les cours, les passages et les détails architecturaux qui appellent le regard. L’analyse que j’en ai faite est mon point de départ. Les cours offrent des échappées vers le ciel, la salle drapée de pierre nous ramène dans un espace plus intime. La circulation du corps et de l’œil à la découverte des multiples points de vue a inspiré cette œuvre traversante. 
MC. AM : Comme le souligne le titre, Il Neige, la multitude des roses semble s'envoler et se disperser poétiquement dans la cour avec la délicatesse impalpable de flocons de neige et elle ajoute une présence colorée en opposition à la minéralité des murs. Une légèreté surprenante, atteinte grâce à une recherche sur les formes et les matériaux (sac plastique, verre, bambou). Quel univers désirez-vous créer dans ce lieu d’histoire?


MH. R : La chute des roses est comme arrêtée ; et avec elle le temps. La perception du temps, ici, s’ajoute à celle de l’espace tridimensionnel. C’est là que j’en reviens toujours : la confrontation personnelle au temps, mettre le spectateur dans la fragilité de l’instant présent. L’œuvre est partout, les fleurs s’immiscent dans les moindres recoins comme une neige rose. Les fleurs, la neige sont des objets bien fugaces en regard de ces pierres anciennes qui leurs sont totalement opposées, autant par leur consistance que par leur permanence. Naturelle ? Artificielle ? La qualité de ces roses surprend. Elles appartiennent au siècle présent et l’on doit passer d’un seul coup de l’image de la beauté à celle du sac en plastique habilement transformé.
MC. AM : Le matériau avec lequel vous fabriquez les roses est un plastique non recyclable : peut-on voir une forme de rédemption dans le choix de récupérer ces sacs liés à la consommation de masse. Espérez-vous solliciter une réflexion éthique chez le spectateur ?
MH. R : Oui, bien sûr. L’abandon imminent de ces sacs plastiques qui ne peuvent finir que dans l’incinérateur ou le ventre des baleines montre à quel point ils sont nuisibles. Depuis le XVIIIe siècle nous avons considérablement évolué, pour le meilleur et pour le pire, les sciences, la chimie, les choses s’accélèrent et je ne suis pas loin de penser que l’histoire de l’apprenti -sorcier va mal se finir… Transformer un sac plastique, ce déchet de base, en symbole très « fleur bleue » de la beauté pourrait être, au fond, un geste ironique. L’usage de matériaux recyclés ou naturels n’est pas systématique dans mon travail mais lorsque j’utilise des sacs ou des bouteilles en plastique, je cherche à ce que cela fasse sens.






Bleu, blanc, rose

Série Rosæ Plasticæ , Villevêque
sacs plastiques, fil de fer


A l'occasion de Nov'art, toutes les nuances de rose prennent place sur le fronton de la mairie, à l'emplacement du drapeau tricolore.



Colooors

Parcours d'Art actuel  "A ciel ouvert", Riorges
branchages, fer à béton, peinture

La branche est une matière première disponible couramment utilisée dans l’art in situ. On la retrouve dans les arbres juste au dessus de l’œuvre.
En juxtaposant des branches colorées à des branches naturelles, naît un langage visuel intriguant: une vibration multicolore se détache des dômes naturels qui semblent avoir poussé comme des champignons.
Il est rare de voir une brindille peinte et toute sa plasticité est rehaussée par la couleur. La branche recouverte d’une teinte monochrome s’extrait de sa propre matière pour acquérir un caractère quasi artificiel. Ces couleurs sont le fruit d’une collaboration étroite avec le public: les enfants qui investissent le parc Beaulieu, espace de détente et de jeu, sont les inventeurs des couleurs et les peintres des branches. Des adultes se sont aussi prêtés au jeu. Chaque participant a élaboré à partir des couleurs primaires sa couleur préférée. Il est impressionnant de voir avec quel plaisir on peut se livrer à la « cuisine des couleurs » !

Une fois achevée, l’œuvre a été ouverte aux visiteurs qui peuvent entrer à l’intérieur de ces sept coupoles en dentelle de branches reliées entre-elles par de petites ouvertures. Les jeux des enfants investissent le dedans, le dehors de cette pièce qui leurs est dédiée.
 





27/10/2015

Bubbles

Bubbles
Château du Coscro
Lieux Mouvants, art et rencontres au cœur de la Bretagne

boules de noël préparées, fil nylon


Une myriade étincelante et légère fait pétiller l’eau des douves. C’est en franchissant le passage entre les deux canaux, que l'on plonge dans cet univers féérique. Etoiles, ébullition, brillances, champagne, prestige et scintillements. Aux boules ornementales de pierre et buis taillés viennent répondre les formes rondes et spatialisées des sphères argentées.
L'histoire exceptionnelle du site relève aussi de la magie: tout le jardin et sa magnifique architecture ont été exhumés durant de longs travaux d'archéologie, après des années passées sous la terre agricole.


02/10/2015

Source Blanche: publication


parution dans le livre "Jardins singuliers"
L'installation Source Blanche réalisée en 2012 dans le merveilleux cloître de l'Abbaye de Blanche Couronne (Loire Atlantique) fait l'objet d'une double page dans le livre de l'auteure paysagiste  Sophie Barbaux.

Relief

Relief
Troisième édition de "Sentiers des Arts" 10 regards hors saison autour de l'Abbaye de Sablonceaux (Communauté d'Agglomérations de Royan Atlantique)
Bambous naturels et bambous peints 
A partir de ce contexte, l'idée est de mettre en jeu le vert du paysage, le naturel, l'édification tous azimuts et le contraste de la forme architecturée peinte en rouge de l'abbaye telle que les promeneurs la rencontre à cet emplacement du parcours.


Bois de poche #2

Andorra Landart, première biennale de Land Art d'Andorre
Musée du tabac, Sant Julià de Loria 


Au musée du Tabac, cette série d'allumettes 24 fois plus grandes que nature entre dans un subtil dialogue avec l'architecture de la façade. Les allumettes ont leur place au musée! Elles accompagnent le fumeur de pipe, espèce en voie d'extinction, l'allumeur de réverbères, presque éteint et la petite vendeuse d'allumettes qui fait partie du monde des contes.

14/06/2015

Echappée belle

Monastère royal de Brou, Bourg en Bresse
exposition "A l'ombre d’Éros, l'amour, la mort, la vie!"
de juin à décembre 2015 
 




Echappée Belle, Monastère royal de Brou
exposition "A l'ombre d’Éros, l'amour, la mort, la vie!"

série Rosæ Plasticæ
sacs plastique, fil de fer
 
La pierre tombale, se trouvait posée là, dans le troisième cloître... Des roses en sac plastique, bulles vives de couleur surgissent concentrées, soulèvent lourd couvercle de pierre pour s’expanser au centre de la cour et finir diluées dans l’espace du cloitre. L'exposition regroupe 50 artistes et est ouverte jusqu'en janvier 2016. Plus d'info ici

Commissariat: Marie Deparis-Yafil

Cette installation est soutenue par le Conseil Départemental de l'Ain.

Tornade Rose


 Pour la Biennale de la Rose parfumée, Nantes.


A cette occasion, la roseraie de la Beaujoire c'est parée d'un immense tourbillon de roses en sacs plastiques collectés et recyclés. L'œuvre, commande du Service des Espaces Verts de Nantes, fait partie de la série Rosæ Plasticæ. des éléments scénographiques imaginés par l'artiste sont visibles en suivant ce lien.


13/05/2015

Tavolo Magnetico



Installée dans un jardin privé aux environs de Milan, l'œuvre a tout d'abord participé à la 25ième biennale internationale Miniartextil, Côme Italie

  

Je veux parler de l’attraction qu’exerce la table sur les convives qu’elle attire et rassemble puis du partage des mets comme une expansion vers chacun. Réunir et partager: les deux mouvements s’inversent. Le magnétisme se traduit par une nuée de traits quasi immatériels qui traversent la fine structure basique dessinant la table.


14/03/2015

Ombre et lumière




Ombre et lumière, saule peint pour la Bambouseraie d'Anduze

La forêt de bambous génère une atmosphère particulière. Le rythme serré des tiges fait vibrer une pénombre semée de taches de lumière, l’espace est clos, rempli de mystère. A l’opposé, les allées de la bambouseraie sont baignées par la lumière crue du soleil cévenol. La lisière de ces deux mondes, l’endroit où l’on passe de la fraicheur dense et sombre à l’éclatante lumière du vide, cette frontière, donne naissance à une œuvre traversante.

« Ombre et Lumière » incite le regard à se promener dans un jeu graphique changeant au fil des heures, un jeu d’opposition et de complémentarité entre le bambou et les branches de saule peintes. Un faisceau de traits blancs passe au milieu des bambous verts dans un mouvement dynamique où les lignes se faufilent tout en fluidité. Les traits deviennent noirs lorsqu’ils entrent dans la clarté de l’espace nu pour prendre de l’ampleur et s’élancer dans le vide du chemin.